Comment se déroule une séance de Coolsculpting ?

Séance de Coolsculpting

Vous êtes déjà en train de penser à vos prochaines vacances estivales et vous aimeriez perdre quelques bourrelets disgracieux afin de vous sentir plus à l’aise cet été au bord de l’eau ? De nombreuses méthodes sont à votre disposition. Mais les résultats sont extrêmement variables ! Et si vous essayiez le Cool sculpting ? Vous ne connaissez pas ? Également appelée cryolipolyse, cette technique semble prometteuse et garantit l’absence totale de douleurs. Quel est le principe de cette méthode et comment cela fonctionne-t-il ? Comment se passe une telle séance ? Est-elle vraiment adaptée à toute personne désireuse de perdre un peu de poids ? Vous trouverez réponse à ces questions en lisant le texte ci-dessous.

Une consultation préalable

Avant de vérifier si les bienfaits promis par le Coolsculpting se vérifient et si vous parviendrez à maigrir sans chirurgie grâce à l’action de la médecine esthétique, vous ne pourrez pas échapper à la consultation avec le médecin. Celui-ci commencera par vous exposer les principes de cette méthode. Vous définirez ensemble les zones de votre corps qui seront à traiter. Attention, à ne pas vous montrer trop gourmand ! En effet, comptez au minimum une heure de séance par zone et plusieurs centaines d’euros.

La consultation préalable servira également à établir votre bilan médical afin de recueillir des informations importantes pour l’intervention qui va suivre (caractéristiques cutanées, pourcentage de graisses etc…). Avec cela, le médecin pourra vous informer des objectifs qu’il estime réalisables pour votre cas. Il précisera aussi le nombre de séances nécessaires pour parvenir à un tel résultat. Enfin, cette consultation a aussi pour but de vérifier que vous ne présentez pas de contre-indication particulière. En effet, ce type d’acte n’est pas accessible aux femmes enceintes, aux personnes en surpoids important ou encore à celles qui présentent des pathologies en lien direct avec le froid ou des traces d’une intervention chirurgicale récente sur la zone qui sera traitée. En résumé, cette technique s’adresse avant tout aux personnes minces (il faut bien sûr tout de même avoir quelques légers bourrelets sinon pas d’amincissement possible !) ou en léger surpoids. Elle vise à traiter en priorité les zones graisseuses qui résistent à l’action bénéfique du régime alimentaire et de l’exercice physique régulier. Ces dernières se situent majoritairement au niveau de l’abdomen, de la taille, des hanches, des fesses, des bras, du dos et des flancs.

En quoi consiste cette intervention ?

Une fois le feu vert obtenu suite à la consultation, la séance débute avec la pose d’un tissu imprégné de gel qui aura pour objectif de protéger votre peau. Le praticien poursuit alors avec la mise en place d’un applicateur spécifique. Celui va améliorer l’efficacité du traitement. Une fois, l’installation terminée, débutent enfin les choses sérieuses ! L’aspiration est lancée.

Le bourrelet visé se coince dans l’applicateur alors que la température y descend fortement jusqu’à atteindre les -8 °C. N’ayez aucune crainte, malgré ce chiffre impressionnant, vous serez évidemment pas gelé sur place ! Au contraire, votre peau sera comme anesthésiée naturellement ce qui vous empêchera de ressentir des douleurs. La graisse sera alors cristallisée et, par conséquent, elle disparaîtra sous l’action combinée du froid et de la pression (phénomène d’apoptose dont nous reparlerons plus tard).

Chaque séance dure en moyenne une heure. Elle se termine par le retrait de l’applicateur ce qui aura pour effet de libérer le bourrelet. Si vous l’observez attentivement à cet instant, vous vous apercevrez qu’il a une forme similaire à celle d’un véritable glaçon. Enfin, le médecin effectuera un massage de la zone qu’il vient de traiter. Ceci aura pour effet immédiat de « casser » la graisse tout en réchauffant rapidement votre peau. Sauf effet secondaire indésirable, il ne faudra que trois ou quatre minutes de massage pour que celle-ci retrouve son aspect d’avant intervention.

Une fois que vous serez sorti du cabinet du médecin, vous pourrez reprendre vos activités habituelles. Il n’est pas en effet nécessaire (sauf recommandations spécifiques du corps médical) de traiter ou de soigner la peau ainsi exposée récemment à une séance de cryolipolyse.

Qu’est-ce que le mécanisme d’apoptose ?

On désigne par le terme d’apoptose le mécanisme naturel utilisé par le corps humain pour que les cellules endommagées s’autodétruisent. Ce phénomène se produit tous les jours permettant ainsi à notre corps d’éliminer toute cellule abîmée. En effet, vous n’êtes sans doute pas sans savoir que, si certaines cellules se renouvellent constamment ou presque, d’autres n’ont pas une telle caractéristique. C’est notamment le cas de chaque cellule nerveuse (plus connue sous le terme de neurone) ou encore d’une cellule adipeuse contenant la graisse.

Les cellules de ce type doivent donc être éliminées afin de ne pas polluer notre corps une fois qu’elles sont altérées. Pour le cas des cellules graisseuses, le mécanisme d’apoptose tout juste évoqué va être provoqué par l’exposition au froid intense d’une séance de Coolsculpting. Le volume de ces cellules va alors diminuer de manière progressive jusqu’à disparaître totalement, une fois la ou les séances achevées.

Existe-t-il des effets secondaires ?

Comme de nombreux actes médicaux, ce type d’intervention peut potentiellement provoquer des effets secondaires. Parmi les plus répandus figurent ainsi :

  • une possible diminution de la sensibilité
  • l’apparition de crampes ou de courbatures
  • une anesthésie non durable de la peau
  • l’apparition de bleus ou tâches roses sur la peau
  • la formation d’un petit œdème

Dans les cas les plus extrêmes, heureusement plus rarement rencontrés, on observe des douleurs ressenties dans la région ventrale et dont l’intensité varie d’un individu à l’autre. Ces complications concernent un peu moins d’un patient sur dix. Pour les faire disparaître, il suffira de consulter son médecin traitant qui vous prescrira alors un traitement médicamenteux.